Un peu moins populaire (pour le moment) que le maki ou le sushi, l'onigiri prend cependant de plus en plus de place à la carte des restaurants japonais. Et pour cause, à la fois mignon et ludique, il est aussi reconnu pour son côté savoureux et rassasiant.
Parfois appelé omusubi, cette préparation originellement uniquement constituée de riz, se part désormais d'une algue nori et renferme en son cœur une farce des plus goûteuses.
Découvrons les secrets de l'onigiri.
On retrouve des traces de l'onigiri, dans sa première version, dès l'ère Nara (entre 710 et 794). On évoque à l'époque des portions de riz que l'on peut manger sans baguette et ainsi attraper avec les doigts. Traversant donc les siècles, on sait également que les samouraïs consommaient ce type de bouchées, rapidement entre deux combats, notamment pour reprendre des forces.
Très longtemps produit uniquement à la main, avec une méthode précise, une première machine à créer des onigiris en grande quantité sera inventée dans les années 1980. Cette invention suit l'engouement qu'il y a autour de ce mets puisqu'il fait désormais partie des encas favoris des Japonais. Au-delà de leur vente dans la plupart des petites épiceries (que l'on nomme konbini), les onigiris ont droit à leur propre shop, les onigiri-ya.
Si l'onigiri séduit autant, c'est notamment par son apparence. Cette bouchée de riz se décline initialement sous 4 formes :
Mais de nos jours, la créativité et les accessoires ont fait que l'onigiri se voit prendre une multitude d'apparences et formes. C'est entre autre le cas lorsque l'on souhaite faire un bento kawaï ou préparer des encas originaux, pour les enfants par exemple. De nombreux accessoires aux formes diverses (personnages, fleurs...) permettent de former des bouchées en les remplissant d'une couche de riz, puis d'une boule de farce avant de remettre du riz et compacter le tout. Résultat garanti !
Enfin, il existe une déclinaison grillée des onigiris, quelques minutes sur chaque face et vous obtiendrez des yaki-onigiri, terriblement croustillants.
L'onigiri étant très consommé, il est pourtant seulement considéré comme "encas" et que très rarement comme élément d'un repas. C'est le type de consommation qu'on lui a finalement toujours attribué et qui reste aujourd'hui encore, encré dans les habitudes. Tel notre sandwich, notre jambon-beurre, l'onigiri fait davantage partie des pique-niques que des grands dîner.
C'est son côté pratique et son format qui on bien évidemment nourrit cette habitude. Se dégustant seulement avec les doigt, peu encombrant, il est aisé de le transporter. Au bureau, à l'extérieur... mais principalement sur le pouce,
Si on s'intéresse à sa composition, il est une fois de plus l'alternative idéale pour un coup de boost rapide. Consistant et riche, il est désormais composé de riz, d'une farce, le tout déposé sur un morceau d'algue comestible, le nori. Les premières recettes intégraient des farces très souvent salées, acides ou aigres, que le riz venait finalement "calmer".
De nos jours, les déclinaisons en terme de goût sont multiples, mais on retrouvera majoritairement des farces à base de : saumon, thon, anguille, umeboshi (une préparation salée à base de prune), algue, nozawana (un radis japonais), uni (oursin), fromage, porc ou bœuf effiloché.
Toujours un régal, il est donc maintenant temps de savoir en confectionner soi-même...
Comme une envie de fraîcheur avec le printemps qui arrive, c'est pourquoi nous vous proposons une recette d'onigiri au thon et au concombre à glisser dans son prochain panier à pique-nique.
👥 pour 4 personnes
🥣 25 min de préparation
🕒 10 min de cuisson
Ingrédients
200 g de riz japonais
1 boite de thon au naturel
1/3 de concombre
4 cuillères à soupe de vinaigre
4 morceaux d'algue nori
Sauce soja
Préparation
Assemblage
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